Une amie, une conseillère - Sheryl Caswell

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Une amie, une conseillère

Une amie, une conseillère - Sheryl Caswell

Un jour, j’avais fait appel à une amie qui était devenue experte en gestion de patrimoine. Je voulais absolument entendre ces conseils, par rapport à tout ce qu’il m’était possible de gérer parmi mes biens, pour que la transmission se fasse sans embûches et sans problèmes parmi mes enfants. Ils étaient tous devenus très grand. Deux d’entre eux étaient déjà parents. Je pensais qu’il était largement temps de regrouper tous les conseils possibles, pour que les acquis antérieurs puissent faire partie des bonus de la vie future de ma descendance.

Je la recevais pour la première fois en tant que professionnelle. Elle n’avait pas vraiment changée, et je trouvais que par rapport à moi, que son visage n’avait pas trop vieilli. C’était quand même la première fois qu’elle venait chez moi en tailleur avec un attaché-case sous le bras. Elle me connaissait, et savait très bien de quoi il en retournait. Malgré tout, je l’assistais jouer son rôle de conseillère de A à Z, comme si toutes ces années passées ensemble, ne pouvaient en aucun cas porter sur son sens du travail et sur son professionnalisme.

Je voulais absolument commencer par parler de succession. Il était très important pour moi, que j’établisse toute suite dans mon esprit, toutes les possibilités qui s’offraient à moi, pour la transmission de tous mes biens. J’avais en plus de cela, une préférence pour que la succession se fasse directement au nom de mes petits-enfants. Elle m’arrêta tout de suite, en me suggérant d’établir d’abord un premier dossier, où je me devais d’inscrire exactement le nom de chaque bien et leur rentabilité. Elle me passa une sorte de questionnaire que je devais remplir. Les questions me paraissaient toutes plus ou moins sérieuses, car je recherchais plus, un conseil direct de conseiller à clients, que de remplir des documents froids, qui n’étaient pas à même de me donner une sensation de sécurité. J’ai fait un effort, et voyant qu’elle ne descendait pas de son piédestal de conseillère, je me remettais en question, en redémarrant de zéro, afin d’établir avec elle le dossier le plus solide qui soit pour une succession inévitable et certainement proche. Au bout de quelques heures, elle me dressait un premier bilan, qu’elle devait réviser avec quelques-uns de ses collègues pour revenir me voir avec, soit d’autres solutions, soit d’autres réponses. C’était bien la première fois que je la recevais pour une discussion aussi sérieuse.