Un nouveau genre de voisins - Sheryl Caswell

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Un nouveau genre de voisins

Un nouveau genre de voisins - Sheryl Caswell

La première fois que j’avais entendu dire qu’il était possible de se faire faire des injections de botox Montreal, c’était une de mes voisines qui m’en parlaient. Elle et son conjoint, avaient tous les deux l’habitude, malgré leur jeune âge, de se faire arranger le visage par des esthéticiennes, ou des chirurgiens esthétiques. D’après la jeune fille, il était temps pour elle d’essayer, depuis qu’elle avait dépassé ses 25 ans, toutes les nouvelles techniques, pour que son visage ne bouge plus jamais, comme s’il était figé dans le temps. Elle n’avait pourtant aucune trace d’un quelconque début de vieillissement. Visible, du moins. Cependant, elle me disait avoir besoin de faire remonter ces paupières, de commencer à faire pour qu’aucune ride ne s’installe autour de ses yeux, de garder le naturel de ces joues, et de rendre ses lèvres un peu plus pulpeuses. Pour moi, tout ceci était un programme qui dépassait mon entendement. Je ne voyais vraiment pas ce que cette femme pouvait reprocher à son visage, et je ne voyais vraiment pas pourquoi, il y avait cette horreur permanente dans les esprits des gens, en rapport avec le vieillissement. Fallait-il maintenant se sentir coupable de laisser le temps faire son œuvre sur nos corps ?

Le jeune homme, lui, se faisait donner des injections de Botox depuis qu’il avait surpris son père à le faire. Il me disait que son père était avocat, et qu’il avait décidé pour se sentir plus présentable, de se faire donner des injections de Botox, afin que l’on ne puisse pas voir les rides de son front. Comme lui avait choisi une carrière tout à fait différente de celle de son père, en étant mannequin, il était tout à fait évident que ce phénomène de rides sur le front, soit tout à fait héréditaire. Il se faisait aussi quelques injections sur les lèvres pour les rendre beaucoup plus pulpeuses que la normale, et ainsi, à se démarquer des autres mannequins par ce simple détail sur le visage. Il avait le crâne rasé pour l’instant, mais songeait déjà à se faire mettre des implants capillaires, étant donné que son père n’avait presque plus de cheveux. Pour faire genre et pour les embêter un peu, je leur disais que j’attendais que la robotique se perfectionne, au point où je pourrais avoir un robot sachant tout faire, pour me masser de toutes les bêtises que j’entendais toute la journée. Je ne les revis jamais.